La question revient souvent : quelle intérêt y’a-t-il à commencer la traction avec une aile monopeau plutôt qu’une aile à caissons standard ?

Essayons de donner une réponse à cette question.

Ailes à caissons Vs Monopeau

Pour commencer, il convient de rappeler la différence majeure entre les deux. En effet, les ailes à caissons sont des kites composés de caissons qui se remplissent d’air une fois en vol. Le bord d’attaque est ouvert et ces entrée d’air permettent à l’aile de se gonfler et de le rester. Grâce à ce système, l’aile dispose d’un profil, c’est à dire qu’elle à un volume. Le résultat c’est qu’une aile à caissons (ouverts ou fermés) fonctionnent comme une aile d’avion et développe une force de traction par un effet de pression et de dépression. C’est aussi ce principe qui permet à une aile de développer du lift dans le but de sauter.

Les ailes monopeau, elles, fonctionnent très différemment puisqu’elles n’ont pas de caissons. Elles ont une seule peau dans laquelle le vent s’engouffre. Techniquement c’est beaucoup plus simple à comprendre. Lorsque le vent vient taper dans l’intrados, ça génère une force de traction. Ici, pas de principe de profil, de pression ou de dépression. C’est comme tendre un drap entre deux fils, si il prend au vent, ça tire !

Avantages et inconvénients : Solidité

La première différence que l’on peut noter se trouve au niveau de la solidité. En effet, une aile à caissons, même ouverts, est remplie d’air. Ainsi, lorsqu’elle frappe le sol avec force, l’aile se déforme et l’air doit s’échapper quelque part. Une aile bien faite est suffisamment solide pour que l’air s’échappe par les entrées d’air sans que les coutures ne lâchent. Il arrive cependant qu’un gros crash créé tellement de puissance que l’air ne cherche à s’échapper par un point de faiblesse entraînant un déchirement du tissu ou l’explosion d’une couture.

Avec une monopeau, ce problème n’existe pas. L’aile n’à qu’une peau, et lorsque qu’elle touche le sol, elle se replie sur elle même comme si on jetait un t-shirt par terre. Niveau robustesse, avantage donc aux monopeaux même s’il s’avère que les explosions de caissons sont tout de même assez rares si l’aile est utilisée dans les bonnes conditions, la monopeau est virtuellement indéchirable de cette manière.

Information interressante, les monopeaux prennent également moins de place une fois pliées ce qui peut être un argument pour ceux qui se baladent en permanence avec 5 ou 6 tailles dans leur sac.

Avantages et inconvénients : Puissance

Généralement, lorsqu’un adulte débute avec une aile à caissons 4 lignes, il s’oriente vers une taille de 3.0 à 5.0 en fonction du sport pratiqué et du lieu de pratique. Avec une 4.0m² par exemple, un gabarit de 60 à 80 kgs bénéficiera de suffisamment de puissance pour se faire tracter sur un engin à roulettes comme un mountainboard ou un buggy.

Pour bénéficier de la même puissance avec une monopeau, un pilote aura besoin d’une taille de voile plus petite. En effet, à taille équivalente, les modèles monopeaux développent plus de puissance. Ainsi, pour le même pilote, il faudra opter pour une taille de 3.0m² environ.

Sur ce point là, pas d’avantages particuliers puisqu’une aile monopeau sera certes plus puissante mais aussi moins polyvalente. Même si la puissance sera plus grande à taille similaire, l’aile monopeau sera moins capable de s’adapter à des conditions différentes et offrira moins de confort dans un vent rafaleux. Ce qui nous amène à la question de la plage d’utilisation.

Avantages et inconvénients : Plage d’utilisation

La plage d’utilisation correspond aux conditions de vent dans lesquelles sera utilisable une aile. Chaque taille peut être utilisée dans une plage de vent minimum et maximum. Cette plage varie selon le poids du pilote et son expérience du pilotage.

Toutefois, il est clair que les ailes à caissons standards offrent une plage de vent plus importante. En effet, elle couvre une plage légèrement plus important à taille équivalente ce qui permet de s’adapter à différentes conditions avec une seule et unique taille. Mais c’est sur son comportement que va se faire la différence. Une aile à caissons offre en effet plus de polyvalence c’est à dire qu’elle va être capable d’encaisser des rafales sans générer énormément de puissance supplémentaire.

Ce n’est pas le cas des ailes monopeau qui (lorsque le vent s’engouffre à l’intérieur) subissent pleinement les changements de puissance. Une aile monopeau aura donc tendance à être moins douce dans le vent capricieux ce qui rendra l’expérience moins agréable et plus poussive.

S’ajoute à cela la fenêtre d’utilisation. Une fois gonflée, une aile à caissons conserve sa forme tant que la pression de l’air à l’intérieur des caissons est suffisante. La conséquence c’est que l’aile est plus « solide » et moins « molle » et aura donc tendance à mieux rester en forme en bords de fenêtre. C’est l’inverse avec la monopeau qui se repliera sur elle-même beaucoup plus facilement en bord de fenêtre.

Il en résulte une fenêtre du vent élargie pour les ailes caissons qui permettra de faciliter la navigation et particulièrement la remontée au vent. Pratique lorsqu’on commence à rouler sur un mountainboard ou un char à cerf-volant.

Conclusion

Comme souvent, la question n’appelle pas de réponse absolue. Chaque modèle dispose de ses propres avantages et inconvénients. Si les monopeaux sont plus solides et moins encombrantes, elles offrent moins de polyvalence et une expérience de pilotage moins confortable qu’une aile à caissons.

A chacun donc de se faire une idée et de choisir l’aile qui lui convient en gardant à l’esprit un dernier point, les ailes monopeaux sont légèrement moins chères à taille équivalente.

 

En savoir plus sur les différences entre ailes à caissons et les ailes monopeaux

Le Fazer XL de chez HQ est très apprécié des cerfs-volistes adeptes de vitesse extrême.

Avec ses 2,80m d’envergure, le Fazer XL est la version agrandie de 73cm du Fazer. Ce cerf-volant hyper maniable vole vite et répond très bien aux ordres du pilote.

En plus de sa vitesse super-sonic, le Fazer XL développe aussi une bonne force de traction. De quoi se faire de supers sensations quand les conditions sont au rendez-vous.

Grâce à sa construction haut de gamme et sa structure épaisse (carbone 8 et 10mm), le Fazer XL est solide et capable d’évoluer dans une large plage de vent, notamment les conditions de vent fort.

Destiné aux pilotes confirmés, le HQ Fazer XL connait beaucoup de succès sur cette gamme où il n’a pas vraiment de concurrent.

Conseillé pour être utilisé avec des lignes 140kg, il convient de s’armer de longueurs différentes pour profiter au mieux de tous les aspects de sa personnalité.

A retrouver chez nos confrères de la Boutique du Cerf-volant.

UNIQ c’est le nom de la nouvelle gamme d’aile de la marque Peter Lynn. Derrière cette appellation, se cache 3 nouvelles ailes monopeau pour découvrir la traction terrestre : la Uniq Play, la Uniq TR, et la Uniq Quad. Petit aperçu des principaux avantages de ces nouveautés.

Une aile monopeau ? Pour quoi faire ?

Déjà parce que c’est plus facile à faire ! Et bien oui, moins de tissu, moins de coutures, moins de temps d’assemblage et donc une facture moins salée au final, pour la marque et pour nous aussi :)

Bon OK, l’argument prix est bien réel mais il faut quand même le relativiser. Si la UNIQ Quad (le modèle 4 lignes avec des poignées) est proposée environ 40 à 50€ moins chère que ses concurrentes à caissons, les petites UNIQ Play (le modèle 2 lignes pour les kids) sont quant à elles placées sur le même niveau de prix que les Hype, Symphony et autres CK Air. Il faut dire que la quantité de tissu économisée sur de si petites tailles doit représenter un coû tvraiment marginal sur le coût total de fabrication de l’aile, des lignes, de la barre et du sac. Mais bon, c’est toujours ça de pris et on retiendra tout de même que les mono-peaux, c’est moins cher.

Et donc, pour le prix, qu’est ce que j’ai de plus… ou de moins ?

Avoir moins de tissu, en soi, ce n’est pas vraiment utile. En revanche, n’avoir qu’une seule peau sur une aile de traction, ça à deux avantages énormes : ça prend moins de place et c’est « beaucoup » plus solide.

Au niveau de l’encombrement, c’est simple, on a moins de tissu, donc l’aile se replie encore plus facilement et prend encore moins de place dans le sac. C’est déjà un plus sur les petits modèles (qui sont désormais livrés dans des sacs plus petits que votre tablette tactile adorée), ça l’est encore plus sur les grandes tailles qui tiennent dans un mouchoir de poche. Et c’est vraiment utile ! En effet, imaginez-vous partir pour une balade de 40 kms en buggy sur les plages Vendéennes, la météo annonce des conditions variables pour la matinée, vous sortez la 2.0 pour partir et le vent tombe à 15 kms de la maison. Pas de panique, avec vos ailes monopeaux, vous avez la possibilité d’emporter 4 tailles dans votre poche là où vous mettiez seulement 2 grosses ailes à caissons avant. Bien sur, je grossis le trait, mais l’idée est là.

Et la solidité alors?

Là on entre dans le vif du sujet. Si à première vue une aile monopeau est moins solide (une seule peau, moins de renforts, moins de coutures), elle à néanmoins le gros avantage de ne pas être gonflée d’air. Le résultat est simple, lorsqu’elle s’écrase par terre, elle se plie en accordéon en créant un très faible impact. Donc oui, on peut le dire, pour tout ceux qui se lancent dans la traction terrestre avec une aile comme la Uniq, vous aurez beaucoup moins de chances d’exploser un caisson au premier gros crash… De toute façon elle n’a pas de caissons 😉

Et la performance dans tout ça ?

La Uniq tire plus qu’une aile à caissons à taille équivalente. Oui, mais c’est aussi moins « smooth » et moins précis à piloter. On gagne en puissance de traction, mais on perd un peu en polyvalence. Sans grand impact pour les néophytes, les ailes de la série Peter Lynn Uniq dispose par contre d’un avantage notable (qui est vrai aussi pour la Peak de Flysurfer), une plage de vent réaxée vers la plage basse (oui mais au détriment de la plage haute). On obtient donc des ailes qui partent encore plus tôt et permettent de profiter de nombreuses sessions de light wind (parfait pour les débutants pour mettre un pied à l’étrier sans se faire peur) mais qui ne permettent pas la même polyvalence que les modèles classiques quand le vent vient à forcir. On ne peut pas tout avoir.

En conclusion

Pour finir, disons que c’est différent ! Si les Ailes de la série Uniq ne remplaceront pas les caissons pour les Powerkiters chevronnés qui cherchent la stabilité, la remontée au vent et la polyvalence, il n’en demeure pas moins qu’elles représentent une excellente alternative pour commencer la traction, sans vider totalement le porte-monnaie, avec un kite (quasi) incassable facile à mettre en oeuvre et à entretenir.

Plus d’informations sur la Uniq sur le blog de Powerkiter.fr : Aile de traction monopeau : série Uniq de Peter Lynn

Cerf-volant de traction : Revolution Blast ou Supersonic

L’avis de Chenal, pilote confirmé et heureux possesseur des Revo 1.5 B-Series, Supersonic et Blast.

Ton avis sur le Revolution Supersonic ?

Le Supersonic porte bien son nom, c’est un cerf-volant ultra-rapide qui ne développe pas autant de traction qu’un Revo de la série Blast. Plus petit qu’un Blast ou qu’un Rev II, il reste hyper maniable et même bluffant pour faire des manœuvres à haute vitesse comme les slides en reverse. Comparé à un Standard 1.5, on peut dire que le Supersonic tire deux fois plus !

Dans le vent léger, le Supersonic vole vite mais devient relativement technique à piloter. Il atteint pleinement son potentiel dans la plage moyenne (12-15knts).

Définitivement pas le Revolution pour commencer, le Supersonic est pour autant un super cerf-volant, qui offre du challenge au pilotage, et énormément de Fun.

Et le Revolution Blast alors?

De son côté, le Blast est moins rapide mais génère plus de traction, même dans les conditions de vent faible grâce à son bord d’attaque 1/4inch LE. Un peu plus gros et lourd que le Revo Supersonic, seul le PowerBlast offre encore plus de sensations de traction.

Le Blast se comporte parfaitement dans le light wind et offre des performances plus que respectables. Ca reste toutefois du sport dans moins de 6-7knts et on prend largement plus de plaisir dans la plage moyenne, même si ça tire sur les bras (c’est fait pour ça!).

En conclusion

Les deux modèles reste assez précis et maniable (surtout le Supersonic) et on passe tout ce qu’on veut avec, si l’on a un peu d’expérience en Revolution.

Si de son côté le Supersonic est super marrant pour passer des tricks à Mach II, le Blast est plutôt à réservé à la traction pure, voire à une utilisation en char (ou autre engin pour les amateurs).

L’un comme l’autre ne remplace toutefois pas un Rev ou un 1.5 pour les figures exigeantes, notamment niveau « élégance en vol ».

 

Je veux acheter un cerf-volant Revolution Supersonic

Je veux acheter un cerf-volant Revolution Blast

 

A noter l’ouverture d’un tout nouveau shop dédié au cerf-volant (et un peu aux cerfs-volants de traction) et aux jeux de vent : www.boutiqueducerfvolant.com

Un large choix de cerfs-volants est déjà disponible sur le site à son ouverture. Des monofils pour les petits avec pas mal de formes différentes, des monofils pour les grands notamment pour faire voler des grosses structures ou faire de la photo aérienne, un choix de deltas 2 lignes assez large et toute la gamme Revolution 4 lignes pour débuter et pour les pros du quad. Un rayon girouette et jeux de vent est également dispo avec pas mal de jolies choses de chez HQ, Colours in Motion ou Premier Kites.

Les conditions de livraison sont plus intéressantes que sur la plupart des sites existants avec une livraison en point relais gratuite à partir de 75€ de commande et une livraison 24h possible sur de très nombreuses références. Possibilité de payer en 3x sans frais, CB classique, Paypal, virement ou chèque.

La boutique du cerf-volant est un site du groupe Powerkiter, la référence des ailes de traction et du mountainboard sur internet. On retrouve d’ailleurs sur la boutique du cerf-volant une section « Guides d’informations » avec pleins d’infos utiles pour débuter.

Visiter la boutique du cerf-volant

Aile de snowkite Peter Lynn Leopard

La nouvelle Peter Lynn Leopard

La Leopard c’est l’aile de snowkite annoncée pour les « freestyleurs exigeants » qui débarque dès ce mois de Novembre 2014. Comme d’habitude, la news vient de Powerkiter.fr qui est le premier site à en parler.

Peter Lynn nous annonce une aile qui jump bien avec un max de portance ce dont on ne doute pas vu le profil et le ratio de la Leopard. Pour les connaisseurs, la Leopard embarque la barre de la Lynx qui est plutôt bien finie et équipée en prime du « push away system » de Peter Lynn livré de série avec les boudins de la marque. Une vraie évolution puisqu’on retrouve désormais une partie accessoire digne des plus grandes marques de kitesurf sur une aile à caissons.

Les tarifs sont déjà disponibles sur Powerkiter où les pré-commandes sont lancées avec une 7m² qui commence à 1129€ complète, une 9m² à 1209€, une 11m² à 1279€ et une 13.5m² à 1329€. Rien de bien choquant quand on compare aux autres marques du marché.

Petite info niveau construction, l’aile serait équipée d’une sangle interne centrale (semblable à ce que l’on retrouve sur les Twinskins?) qui permettrait de rigidifier le tout. Pour le reste, attendons de voir, mais Peter Lynn nous avait agréablement surpris avec la qualité générale de sa Lynx, dans la lignée des modèles débutants : une super finition sera surement au rendez-vous.

Plus d’infos sur la Leopard de Peter Lynn

Acheter une Peter Lynn Leopard

J’ai eu l’occasion de tester un buggy Peter Lynn Competition XR.

C’est un buggy léger et facile à transporter proposer par Peter Lynn depuis maintenant de nombreuses années. Il s’agit en fait de la version « confort » du buggy standard, le buggy de base commercialisé par Peter Lynn depuis des années. Le XR+ dispose d’un siège avec plus de pads en mousse pour une meilleure assise ainsi que de pads en mousse sur les deux montants du cadres, très utile car l’on se retrouve souvent avec le coude sur le cadre en position de navigation. Enfin le XR dispose d’un cadre plus épais et donc plus solide et durable que son grand-frère. Pour le prix, ces quelques améliorations sont loin d’être anecdotiques pour le pilote adulte qui compte rouler un tant soit peu.

L’avantage du XR+ c’est sa transportabilité. Il existait un modèle pliable chez Peter Lynn jusqu’à peu. Il a disparu car finalement le XR, même s’il nécessite le serrage de quelques boulons, est vraiment très pratique pour tous ceux qui n’ont pas un camion pour transporter leur matos. Il suffit de serrer les 2 boulons qui fixent la poutre centrale aux deux tubes du cadre et le tour est joué ! Si vous ne démontez pas les roues de l’essieu arrière après chaque session, il suffit ensuite d’imbriquer les tubes dans l’essieu et de mettre en place le siège. Le tout est rendu rigide grâce aux sangles du siège qui viennent serrer les différents éléments entre eux. Il faut ensuite penser à resserrer de temps en temps les sangles pour ne pas subir de vibrations. L’autre technique consiste à nouer les sangles une fois mises en place pour que le tout ne bouge plus.

Les roues sont en 20mm avec des entretoises sur la roue avant pour passer en 12mm. Les pneus sont tubeless depuis peu ce qui peut avoir son importance.

Niveau évolution, le XR+ est entièrement customisable avec les pièces détachées des autres modèles. Il est donc possible de changer l’axe arrière pour la version longue (120cm), de monter des roues Bigfoot ou simplement des roues Midi (extra-large), voire une seule midi à l’avant et deux Bigfoot à l’arrière. Il existe également quelques accessoires bien utiles qui feront le bonheur des pilotes comme par exemple les grip en gomme pour les footpegs ou encore le garde-boue (immanquable) pour éviter de finir en tas de boue après chaque session.

Pour conclure, c’est donc un très bon investissement pour commencer. Je trouve que la différence de prix avec le ST est largement justifié pour gagner en confort.

Vous cherchez où acheter un buggy Peter Lynn Competition XR ?

A l’occasion de notre journée test dans le Sud, nous avons pu nous faire une petite idée sur les modèles de différentes marques.

De retour à la maison, c’est pas moins de 3 ailes de traction qui se sont glissées dans mon sac (merci hein!)

Une fois de retour sur le spot, j’ai donc pu me faire un plaisir de monter ma fidèle monture pour une session buggy en mode balade. C’est accompagné de la Hornet en 4.0 et 6.0 que j’ai pu profiter de mon aprèm. Voilà un petit résumé du test de cette petite aile bien sympathique.

Commençons par le commencement, l’emballage. Le sac à dos est bien pratique (comparé aux modèles triangle en bandoulière de certaines marques), mais suffisament petit pour être utilisé la journée comme un vrai sac. Le seul petit souci (de mon avis personnel) pour un usage en ville, la couleur verte flash, difficile à porter…

L’aile est complète avec les poignées PL couleurs en petite taille sur la 4m et en grande taille sur la 6m. Un détail qui à son importance puisque l’utilisation des poignées large s’avère obligatoire pour contrôler facilement une taille aussi grande dans des conditions moyennes (13-16knts).

Les lignes sont en 200kg devant et 100 sur les freins. Les bridages, les lignes et les pré-lignes des poignées sont numérotées pour s’y retrouver facilement lorsqu’on attache son aile pour la première fois.

Une fois en l’air, ça tire plus que prévu. On a vite fait de considérer la Hornet comme une aile de traction pour tirer les premiers bords quand on lit la fiche sur un site internet ou sur le site du constructeur. Pour ma part, je trouve que pour aile de cette taille, avec un tel ratio et pour le prix, on en a pour son argent !

Pour balancer des 360° dérapages ou taper du 70km/h, la Hornet en 4m² fait merveille dans 15-20 noeuds. Le bonheur, une aile qui ne ferme strictement jamais dans les rafales et un shape bien rond qui offre une bonne puissance constante mais qui reste ultra-maniable. AU même titre qu’une Octane que j’ai dans mon quiver, la Peter Lynn Hornet peut facilement rester dans le set d’un pilote intermédiaire comme moi pour se faire plaisir dans les conditions capricieuses pendant de longues années.

Niveau conception, rien de bien révolutionnaire à signaler. On peut vider le sable avec des ouvertures « scratch » sur les oreilles. Toutes les coutures sont doublées et les attaches de bridages sur l’intrados sont renforcées avec du tissu plus solide.

Pour les ados et les adultes qui veulent commencer avec une aile qui en a sous le capot mais qui reste relativement soft, qui permet de rouler sans se faire peur, je trouve que c’est un super produit.

La vidéo de la Peter Lynn Hornet : http://www.peterlynn.fr/kites/ailes-de-traction/peter-lynn-hornet.html

En attendant une vidéo beaucoup plus parlante, voici quelques conseils pour mettre un pied dans la traction terrestre en toute sécurité.

Avant de commencer 

Le choix de l’aile est évidemment primordial. Il s’agit d’évaluer précisément la taille qu’il vous faut pour ne pas avoir de surprise lors de vos premières sessions. Généralement, les personnes dont le poids est compris entre 55 et 85 kg optent pour des tailles comme 3, 4 ou 5m². Attention, il existe des modèles performants qui peuvent développer énormément de puissance même avec des tailles de 4.0m². Le mieux pour ne pas faire d’erreurs est encore de demander conseil à un spécialiste ou à un pilote aguerri.

Il peut également être utile de visionner quelques vidéos sur internet pour comprendre les bases du pilotage. Pour en savoir plus sur le fonctionnement d’une aile de traction, je vous recommande aussi cet article.

 

Mise en place

Même si la plupart des ailes pour débutants sont vendues « prêtes-à-voler », il est important de bien comprendre comment est conçue votre aile et quels sont les choses à savoir pour la mettre en place. Pour accrocher les lignes aux poignées et à l’aile, rien de plus simple, il suffit de connaitre un seul type de nœud qui va servir à tout : le nœud tête d’alouette.

Lors du déroulage de vos lignes, gardez en tête qu’un décollage en pleine fenêtre peut s’avérer « sport » selon les conditions de vent. Il est donc recommandé de toujours déplier ses lignes en les décalant de 45° par rapport au vent pour pouvoir décoller en bord de fenêtre.

Prenez toujours le temps qu’il faut pour évaluer les conditions de vent et sortir la taille de voile la plus appropriée. La plupart des accidents surviennent quant un pilote utilise une taille non adaptée aux conditions météos.

 

Pilotage

La première chose à comprendre lorsqu’on utilise une aile de traction c’est où se situe les zones sans dangers. En effet, lorsque l’aile est au zénith ou sur les bords de fenêtre, c’est là qu’elle développe le moins de puissance. Apprendre à placer l’aile dans ces zones aussi souvent que vous le souhaitez, c’est apprendre à s’arrêter en mountainboard ou en buggy. Car ne l’oublions pas, ces engins n’ont pas de freins !

Que votre aile de traction soit équipée d’un système de sécurité ou qu’elle dispose de kitekillers (leashes de poignées), habituez-vous dès le début à larguer. Je pense qu’il est très important de comprendre comment s’active la sécurité qui permet de « tuer » la puissance et d’y être préparé pour n’avoir aucune appréhension en cas de problème réel.

 

Rangement et stockage

N’oubliez pas de prendre grand soin de votre aile de traction, ça vous permettra d’allonger notablement sa durée de vie. Pensez à vider régulièrement le sable ou les brindilles qui pourraient s’être introduits dans les caissons. Vérifiez régulièrement l’état des parois inter-caissons ainsi que des lignes et bridages. N’utilisez surtout pas d’éponges (côté vert) ou de savon pour nettoyer le tissu de l’aile ! Évitez de plier l’aile mouillée et de la laisser humide dans son sac pendant une période prolongée.

 

Plus d’articles pour commencer à piloter une aile de traction :

http://blogcerfvolant.wordpress.com/2014/04/17/selection-dailes-de-traction-pour-debuter/

http://cerfvolant.over-blog.com/

On peut même envoyer des tricks !

Cet été, préparez-vous à l’arrivée d’un nouveau sport de traction : le kite-longboard !

Le concept est simple : une petite aile de traction, un longboard ou un skate et un grand parking désert.

Le résultat est ultra fun avec un longboard bien maniable pour rouler et faire des tricks.

Une petite aile 3 lignes en 2.0 ou 3.0m avec une barre est parfaite pour un adulte pour s’amuser.

Casque fortement recommandé.

 

Plus d’articles sur le kite-longboard :

> Le Kite Longboard

> Vidéo : kite-longboard